Fausse ombre

L’association brésilienne Fundação Amazonas Sustentável lutte pour réduire la déforestation amazonienne. Cette lutte passe – comme bien souvent – par une sensibilisation du grand public à la problématique. En général, ce type d’opération est basée sur la culpabilisation des récepteurs avec des accroches aussi racoleuses qu’anxiogènes. Ici, l’idée est beaucoup plus pragmatique et adresse une réel besoin ressentit par les habitants des principales villes brésiliennes : l’ombre. Ainsi, tous les troncs d’arbres présents dans la ville de Sao Paulo ont été associés à la projection imaginaire de leur ombre, l’accroche rattrape le message et met en avant le combat de cette association : « Nous aimons tous l’ombre, mais ne pensons que rarement aux arbres ».


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6 commentaires

  1. l’idée est culpabilisante et pose la question du lien effectué par le récepteur et l’objet réel de la campagne. Je ne suis pas persuadé de son effet

  2. Pierre Ayroles 18 Avr 2011 à 12:14

    @anotherwhisky, tu l’as vu dans mon article, je ne suis pas vraiment d’accord avec toi. Et ce sur deux points :

    – Je ne trouve tout d’abord pas cette opération aussi culpabilisante que tu le dis. Ce qui me pousse à dire ça est la comparaison que j’instaure avec quelques autres campagnes d’ambient réalisées autour de la thématique de la déforestation :

    http://www.paper-plane.fr/2009/03/greenpeace-contradictoirement-votre/
    http://www.paper-plane.fr/2009/03/papier-a-consommer-avec-moderation/
    http://www.paper-plane.fr/2009/03/wwf-sinvite-dans-vos-toilettes/

    – Pour ce qui est de l’efficacité de la campagne, elle me semble au rendez-vous par rapport au faible investissement. Et au delà de l’efficacité pécuniaire, pour moi le message adressé au récepteur me paraît tout à fait sensé. En effet, il est difficile de se projeter dans une forêt alors que l’on se balade en pleine ville, et je trouve l’utilisation de l’ombre parfaitement à propos. Selon moi, le challenge de cette campagne était : « comment réussir à impliquer des citoyens qui ne ressentent absolument pas directement les effets de la déforestation ? ». Utiliser un effet qui les touche directement me semble donc être une excellente idée.

  3. Tu m’as convaincu sur le premier point. En revanche, je te dirais que le lien entre l’arbre dans la ville et l’arbre en forêt n’est pas si simple à faire. J’aimerais bien connaitre avoir un petit micro trottoir des passants pour évaluer la compréhension du message

  4. Pierre Ayroles 18 Avr 2011 à 13:03

    Effectivement je suis assez d’accord. Placer ce dispositif dans certains parcs publics aurait été moins efficace, mais peut être plus compréhensible.
    J’ai le sentiment que ce dispositif est parfaitement compréhensible, mais en parallèle, les doutes que tu émets remettent mon opinion en question. Nous ne pourrions trancher qu’en écoutant les remarques des récepteurs, mais cela semble difficile désormais, d’autant que généralement les agences ne conservent que les remarques positives…

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