ComED – Commonwealth Edison Company – est une compagnie américaine de distribution d’électricité basée à Chicago. Cette entreprise, à l’image de bon nombre de ses concurrents internationaux, a comme fer de lance la défense de l’environnement. Il s’agit certainement ici d’une forme de déculpabilisation.
Afin de mettre en avant cet engagement, ComED – assisté par son agence Leo Burnett – a invité 9 artistes à travailler autour d’un projet nommé Fine Art Fridges. L’idée est de mettre en avant le recyclage possible des réfrigérateurs en les transformant en oeuvres d’art.
Ces 9 oeuvres sont exposés dans les rues de Chicago du 1er août au 15 septembre 2010. Pour toutes les adresses et le nom de artistes c’est ici.
Victoria Fuller – ‘Peas and Quiet’
VooDoo Larry – ‘Recycled VooDoo Retro Rod’
Mike Helbing – ‘Running Down, Out to Pasture’
Lucy Slivinski – ‘In the Land of Love, There is No Garbage’
Kathryn Trumbull Fimreite – ‘Green Lifestyles’
Beth Kamhi – ‘The Power of Flowers’
Pour découvrir la totalité des oeuvres, c’est ici.
Posté par Pierre Ayroles le 8 juil 2010 dans PR Stunt
A la fin de l’hivers, de nombreux centres d’accueil pour les sans abris ferment, alors qu’il y a autant de sans abris qui meurent l’été que l’hivers. Afin de faire prendre conscience de cette réalité, la Fondation Abbée Pierre et son agence BDDP ont réalisé un happening devant la pyramide du Louvre. Une statue de glace représentant un SDF va ainsi fondre durant toute la journée du 8 juillet.
Posté par Pierre Ayroles le 23 juin 2010 dans Ambient
L’agence BBDO Canada met en scène la petite taille de la smart et donc son adaptabilité à l’environnement urbain. L’agence avait déjà imaginé des voitures surmontées d’un énorme chausse pied, désormais il s’agit de parquer son véhicule à la façon d’un simple vélo.
Dans l’imaginaire collectif, garer son vélo ou son deux roues est intimement lié à l’antivol.
C’est ainsi que plusieurs Smart se sont retrouvées attachées à des poteaux dans la ville de Toronto.
Cette opération met en avant une technique intéressante : la smart a déjà surpassé toutes ses concurrentes en terme de mobilité urbaine, elle s’attaque donc désormais à son dernier rival, le vélo.
Pour retrouver quelques actions alternatives réalisées pour la marque c’est ici.
Posté par Pierre Ayroles le 16 juin 2010 dans Ambient, Outdoor
Les rayons de soleil sont une source d’inspiration intarissable pour les créatifs. Ils permettent de développer diverses mécaniques créatives plus ou moins intelligemment adaptées à l’annonceur ou au message.
Après une fouille intensive, et quelques campagne débusquées, je me suis essayé à un classement. Il semble assez basique mais permet de découvrir les trois principales utilisations du soleil.
1 – L’utilisation mécanique du soleil pour afficher le message de la marque :
Cette technique permet de mettre en avant différents aspects : sensibiliser aux dangers du soleil, jouer sur sa couleur, illustrer une production naturelle ou encore vendre une décapotable.
2 – La reprise du concept de cadran solaire :
Cette technique permet de parfaitement mettre en scène un moment de consommation ou de protection – si il s’agit de crème solaire – et ainsi de transformer un billboard statique à un billboard dynamique sans utilisation d’énergie.
3 – Le détournement du parasol :
Ce détournement correspond parfaitement aux messages poussés par des marques de crème pour la peau, mais peut également fonctionner pour sensibiliser à la hausse du niveau de la mer.
Posté par Pierre Ayroles le 11 juin 2010 dans Ambient
Super Mario Galaxie 2 débarque au Royaume-Uni, afin de ne pas rater ce lancement Nintendo a confié la partie événementielle à l’entreprise Projection Advertising. Grâce à son système de projection en 3D, l’entreprise à reconstitué l’univers du fameux plombier sur la centrale électrique de Battersea – un quartier au sud est de Londres.
La projection est assez classique – même si elle reste surprenante – mais la présence de Mario la fait entrer dans une nouvelle galaxie.
Afin de célébrer le cinquantième anniversaire du théâtre De Lawei, la petite ville hollandaise de Drachten s’est petit à petit transformée en une fourmilière géante.
C’est tout d’abord une trentaine de fourmis rouges qui est apparue dans les rues paisibles de la ville. Puis, après chaque nuit, les habitants découvraient de plus en plus de fourmis disposées de manière aléatoire mais pointant toutes vers la même direction. Les médias locaux, interloqués, commencent leur instigation sans réel succès. Il leur a fallut attendre 15 jours avant de comprendre qu’il s’agissait en réalité d’une oeuvre d’art signée par l’artiste Henk Hofstra, originaire de la ville.
Après ces 15 jours de teasing, l’artiste termine son oeuvre en apothéose en installant plus de 450 nouvelles fourmis tout autour du théâtre municipal mettant ainsi fin au suspens. Une oeuvre d’art contemporain construite à la façon d’une campagne de communication qui colle parfaitement à l’image de ce théâtre avant-gardiste.
Posté par Pierre Ayroles le 28 mai 2010 dans Ambient
Brandhouse est une société qui possède de nombreuses marques d’alcool telles que Heineken, Guinness, Smirnoff ou encore Johnnie Waker. Afin de se déculpabiliser mais également d’endosser une posture d’entreprise responsable, Brandhouse a développé avec son agence sud africaine FoxP2 une campagne de sensibilisation face aux danger de la conduite sous l’emprise de l’alcool – l’entreprise fournit donc l’arme mais également la notice.
Cette initiative se nomme Drive Dry – la traduction littérale serait « conduis sec » mais elle n’est pas forcément en accord avec le message… – et propose une opération pour le moins marquante. L’agence a récupéré des affaires personnelles d’Heather Cosser, une femme tuée par un chauffard saoul, et les a déposé dans une voiture qui fût broyée. Le résultat ressemble à une compression de César, mais revêt un aspect bien plus choquant de part la présence des affaires d’une morte à l’intérieur.
Cette « statue » fût exposée lors du Festival du Whisky, associée à une plaque expliquant son origine.
Afin de célébrer le lancement de la nouvelle identité de Seattle’s Best Coffee l’agence Creature a orchestré une attaque publicitaire contre le siège social du principal concurrent de l’enseigne : Starbucks.
Le premier café Starbucks a vu le jour en 1971 à Seattle, cette origine a poussé la franchise à installer son quartier général mondial dans cette même ville. Depuis 1987, la fameuse sirène – emblème de la compagnie – trône donc au sommet du Starbucks Center. Cette pérennité s’est vue troublée durant la nuit du 11 mai : des équipes ont pénétré dans le bâtiment afin de remplacer la sirène par le nouveau logo de Seattle’s Best Coffee.
- MàJ -
Comme le précise Clément en commentaire, Seattle’s Best Coffee appartient en réalité à Starbucks. Cette opération de guérilla a donc bel et bien été organisée pour mettre en avant la nouvelle identité visuelle de l’enseigne, mais il ne s’agit en aucun cas d’une réelle action.
Un peu décevant mais finalement très révélateur de l’esprit Starbucks : une marque qui n’hésite pas à utiliser sa notoriété pour pousser un partenaire.