La marque Chevrolet a décidé de célébrer le plus beau point de vue de Grande Bretagne, pour ce faire elle a organisé un gigantesque sondage. C’est le lac de Buttermere dans la région de Cumbria qui l’a emporté avec 18% des votes.
La marque a donc décidé d’installer un immense cadre de 4 mètres de haut afin d’inciter les familles anglaises à découvrir le « cadre » tranquillement assis dans leur véhicule.
Une opération aux airs de greenwashing, mais qui permet de valoriser un magnifique point de vue et d’en faire sa promotion.
Afin de mettre en avant la vélocité des livraisons UPS, Ogilvy & Mather Jakarta a imaginé un ambient marketing artistique assez surprenant. L’idée de cette création est de jouer sur l’aspect flou d’un livreur en plein mouvement. Les habitants de Jakarta ont ainsi pu découvrir de nombreux avatars de Flash Gordon éparpillés dans la ville.
Une idée très visuelle faisant effectivement appel à la vitesse de livraison mais surprenante d’immobilisme…
ComED – Commonwealth Edison Company – est une compagnie américaine de distribution d’électricité basée à Chicago. Cette entreprise, à l’image de bon nombre de ses concurrents internationaux, a comme fer de lance la défense de l’environnement. Il s’agit certainement ici d’une forme de déculpabilisation.
Afin de mettre en avant cet engagement, ComED – assisté par son agence Leo Burnett – a invité 9 artistes à travailler autour d’un projet nommé Fine Art Fridges. L’idée est de mettre en avant le recyclage possible des réfrigérateurs en les transformant en oeuvres d’art.
Ces 9 oeuvres sont exposés dans les rues de Chicago du 1er août au 15 septembre 2010. Pour toutes les adresses et le nom de artistes c’est ici.
Victoria Fuller – ‘Peas and Quiet’
VooDoo Larry – ‘Recycled VooDoo Retro Rod’
Mike Helbing – ‘Running Down, Out to Pasture’
Lucy Slivinski – ‘In the Land of Love, There is No Garbage’
Kathryn Trumbull Fimreite – ‘Green Lifestyles’
Beth Kamhi – ‘The Power of Flowers’
Pour découvrir la totalité des oeuvres, c’est ici.
L’agence sud africaine de conseil en création Animal Farm a réalisé pour le compte de Coca-Cola une sculpture publicitaire composée de 2500 caisses de Coca. Dotée d’une taille de 16,5 mètres et d’un poids de 25 tonnes, la statue est présentée par la marque comme une initiative de recyclage artistique.
Afin de célébrer le cinquantième anniversaire du théâtre De Lawei, la petite ville hollandaise de Drachten s’est petit à petit transformée en une fourmilière géante.
C’est tout d’abord une trentaine de fourmis rouges qui est apparue dans les rues paisibles de la ville. Puis, après chaque nuit, les habitants découvraient de plus en plus de fourmis disposées de manière aléatoire mais pointant toutes vers la même direction. Les médias locaux, interloqués, commencent leur instigation sans réel succès. Il leur a fallut attendre 15 jours avant de comprendre qu’il s’agissait en réalité d’une oeuvre d’art signée par l’artiste Henk Hofstra, originaire de la ville.
Après ces 15 jours de teasing, l’artiste termine son oeuvre en apothéose en installant plus de 450 nouvelles fourmis tout autour du théâtre municipal mettant ainsi fin au suspens. Une oeuvre d’art contemporain construite à la façon d’une campagne de communication qui colle parfaitement à l’image de ce théâtre avant-gardiste.
Il y a un peu plus d’une semaine, WWF communiquait dans le monde entier sur son opération nommée Earth Hour et incitait les habitants de la Terre à éteindre tous leurs appareils électriques. Un très belle initiative qui, en déplaira à certain, a pour principal objectif la sensibilisation et non l’économie d’énergie. Une autre ONG, Greenpeace, a pour sa part choisit le long terme et a préféré la véritable économie à la seule sensibilisation. C’est au travers de pochoirs – un art urbain initié par l’artiste français Blek le Rat et démocratisé par le très connu Banksy – que l’agence Grupa 66 Ogilvy a décidé de communiquer.
Les polonais ont ainsi pu découvrir quelques ours fermement attachés à des chaises électriques par lesquelles le courant doit transiter avant d’atteindre l’éclairage public. Un message simple est associé à ce visuel : Sauvez l’ours, éteignez la lumière.
Afin de promouvoir la sortie du nouvel opus du groupe Gorillaz, EMI Belgique, assisté de l’agence Rapid ont imaginé une opération mêlant street art/marketing et participatif.
De nombreux posters des personnages du collectif monté par Damon Albarn – également chanteur du groupe Blur – furent disposés dans les rue de diverses villes belges. Les fans du groupe sont invités à débusquer une de ces oeuvres, puis à se prendre en photo à côté. Parmi toutes les photographies partagées sur le site du groupe, certains gagneront une place pour un des concerts de leur nouvel album Plastic Beach (que je recommande).
Une très belle idée qui me permet de parler de l’opération d’ambush marketing réalisée par Gorillaz à Paris la semaine dernière. Murdoc, alter-ego de Damon Albarn, fût mis en scène à la façon de Nicolas Sarkozy, sur une fausse affiche électorale. Un affichage sauvage excellent mais risqué puisque le groupe risque 450 euros d’amende pour chaque affiche déposée.
On se souvient tous de la vague orange qui avait déferlé sur l’équipe de France lors de l’euro 2008 (4-1). Nike, équipementier de l’équipe des Pays-Bas, désire transformer cette vague en tsunami lors de la coupe du monde 2010 en Afrique du Sud et pour cela, la marque compte sur le nationalisme des habitants de l’ancien pays colonisateur de Johannesburg. Pour mettre en avant sa base line – Make the difference – Nike imagine un site dédié à une opération de street marketing. Le site bloedoranje.nl (traduisez sang orange) joue à la fois sur le fort sentiment d’appartenance des supporters, mais aussi sur l’origine du drapeau du pays (le rouge actuel était orange jusqu’en 1800).
Cette opération de street marketing reprend la forme du calendrier des match de la coupe du monde afin de montrer le chemin qui mènera l’équipe hollandaise à la victoire.